La refonte de l’électricité

L’hiver a permis de remettre un peu d’ordre dans les circuits électriques et ce pour plusieurs raison :

  • je ne disposais d’aucun plan électrique du bateau. Donc pour les éventuels dépannage, ce n’est pas très facile;
  • j’avais modifié/rajouté quelques éléments comme la VHF ASN/AIS, une artère NMEA2000 avec le sondeur, la girouette et l’afficheur extérieur, donc ça rajoutait du câble mais pas spécialement de manière ordonné et plus très compatible avec la puissance disponible;
  • au bout d’un certain temps, les câbles, contacts des disjoncteurs, cosses, etc vieillissent et n’ont plus la même qualité qu’à l’origine. Donc il est nécessaire de tout recâbler après plusieurs années au contact de l’air salin.

Donc pour toutes ces raisons, j’ai fait table rase de la presque totalité des câbles électrique du bateau. Presque parce que je n’est pas touché au câblage de l’éclairage intérieur et mature ainsi qu’aux câbles qui alimentent les instruments comme le pilote auto, etc. Sinon, pour le reste, j’ai tout repris de zéro.

En gros, voici l’ancien tableau :

L'ancien tableau

Comme vous pouvez le voir, il était devenu un peu bordélique… La nouvelle VHF ne rentrait pas dans le logement de l’ancienne, le transpondeur NMEA 0183 (en bas à droite) n’était pas très bien intégré, etc.

Quant au câblage :

A force d'en rajouter...

A force d’en rajouter…

Et oui, à force d’en rajouter, on n’y voit plus grand chose. Toutes les connexions des câbles étaient regroupées dans une boite de jonction et il était difficile de déterminer « qui est qui » dedans. De plus, un défaut sur le câble alimentant les feux de mats avait entrainer une certaine quantité d’eau dans la BJ. Donc il était temps. Cette opération aura également eu l’avantage de faire le tri dans les câbles, certains ne servant plus.

Voici donc le tableau après remontage :

Nouveau tableau

On y voit déjà plus clair, non ? En bas à droite, on aperçoit la barrette de connexion de l’ensemble des départs positifs dont les commandes proviennent des tableaux de distribution situé à droite.

Sur la partie gauche, on peut voir de gauche à droite et de haut en bas l’auto-radio, les deux moniteurs de batteries, la commande moteur, la VHF, la commande de pompe de cale et l’horodateur du moteur.

Il ne restera plus qu’à habiller la partie haute et basse du panneau.

Pourquoi deux moniteurs de batteries ? La réponse est simple, j’ai installé trois batteries… Je m’explique. Avant, il y avait deux batteries (une de 140Ah et une de 90Ah). Maintenant, il y en a 3 de 110Ah, dont une dédiée exclusivement au moteur. Quant au deux autres, je n’ai pas pu me résigner à les brancher en parallèles suite à la lecture de l’excellent site Voilelec dont je partage l’avis et les arguments. Donc, les deux autres batteries sont indépendantes mais elles peuvent être couplées à la demande (sauf pendant les phases de rechargement). Chacune alimente un des côtés du tableau (gauche ou droite). Donc, pour revenir aux moniteurs de batteries, et bien chacun surveille la sienne. Quant à la batterie moteur, je ne voyais pas l’intérêt de rajouter un moniteur. Peut-être, à l’avenir, ajouterai-je un simple voltmètre à LED.

Pourquoi ne pas garder la possibilité de coupler la batterie moteur aux batteries de servitude ? Et bien, parce que physiquement, les trois batteries sont au même endroit (sous la bannette arrière). Donc, en cas de besoin, je fais comme sur une voiture et j’utilise des câbles de démarrage. Et encore mieux, mon moteur est un Volvo MD7B et il peut se lancer à la manivelle, et ça, c’est le top ! Il m’a fallut un peu d’entrainement mais maintenant, j’y arrive en deux tours de manivelle !

Je ne m’étendrait pas ici sur le câblage complet car je ne l’est pas encore remis au propre mais j’ai mis large (10mm2 des batteries de servitude aux tableaux, 16mm2 pour les câbles de charges, etc). Un nouvel article suivra donc pour vous montrer tout ça.

Qui veut m’aider ???

Bon, cela fait bien longtemps que je n’ai rien publié. Alors voilà. Fin aout et jusqu’à mi-septembre, Ferlas a de nouveau navigué à la petite journée (et même pêché).

Mais voilà, le beau temps et derrière nous et je commence déjà les préparations pour les travaux de l’hiver.

Au programme, pour le début, entretien de la ligne de mouillage. Je l’ai donc débarquée afin de pouvoir la piquer à l’abri (et puis la peindre sous la pluie, c’est pas terrible). Heureusement, elle est en assez bon état. Par contre, j’ai compris pourquoi le bateau a relevé son nez de 2/3 cm… Il y avait 45 m environ de chaine de 10… Ca devrait aller ! Sans compter le câblot…

45 m de chaine de 10 mm... Ca commence à peser...

45 m de chaine de 10 mm… Ca commence à peser…

Y a plus qu’à piquer… A l’ancienne. Puis, chromatage et peinture pour repérer la longueur filée…

Vivement la fin.

Sur ce, à la prochaine. Je prépare également la réfection complète de l’électricité…

Portée AIS

Lors de la sortie du 12 juillet, j’ai enregistré via OpenCPN et son plug-in VDR (Voyage Data Recorder) l’ensemble des infos qui arrivent sur l’ordinateur (fera l’objet d’un prochain article). J’ai été particulièrement surpris des pistes AIS que je recevaient. La portée est vraiment impressionnante sachant que c’est en VHF. Mais voyez plutôt :

portee_ais

Sortie Camaret

D’accord, c’est pas chronologique mais pas grave. Donc, le 12 juillet, je suis sorti avec un collègue du boulot pour partir en reconnaissance de Camaret afin de pouvoir y retourner le 14 juillet, mais bon…

Donc, on a eu un temps un peu mitigé mais surtout, un vent de face… mais alors pile poile de face. Heureusement qu’on avait la marée avec nous. On a quand même tiré des bords à plus savoir qu’en faire (sans compter celui pour éviter un chasseur de mines qui ne connait pas son RIPAM…).

Donc à l’aller, et bien 11 nautiques pour 5 nautiques sur le retour (vive le portant…). En plus de tout ça, une superbe visibilité (ironique évidemment…). moins de 1,5 Nq. Heureusement que ça c’est levé dans l’après midi.

Pour le timing, 2 heures à l’allée, et 1H30 au retour. Et oui, on avait beau avoir le vent dans le dos, il y avait aussi un peu moins de vent que le matin où nous avions tout de même atteint un peu plus de 8 nœuds fond. Ceci dit, à l’aller comme au retour, on a distancé tout le monde…

Sinon, et bien c’est effectivement assez sympa comme petite escale du week end.

Allez, un peu d’image. Il y en aura d’autres.

Le 14 juillet 2014

Une nouvelle sortie en rade. A l’origine, nous devions aller jusqu’à Camaret, mais à peine arrivé au sud du Portzic : « quand est-ce qu’on arrive… ». Bref…

Donc une deuxième sortie en famille, avec un peu plus de vent cette fois-ci, qui nous a permis d’atteindre 7 nœuds. Mais bon, y a du boulot…

Allez, le tout en images :

Sortie pépère

Image

Voilà une bonne journée de voile avec… 2/3 nœuds de vent… Heureusement que la carène est propre, ça nous a permis d’atteindre 2,2 kt en pointe… Mais bon, c’était aussi la première sortie sur le voilier pour Noémie, donc il valait peut-être mieux qu’il fasse beau.

La veille est assurée

La veille est assurée
Image 1 parmi 5

Première sortie après travaux

Enfin, nous avons pu sortir. La météo été bonne un petit 2/3 Beaufort d’ouest. C’était pour Olivia c’est premier bord sur le voilier, et je dois dire que c’est un très bon début. Sans compter qu’elle n’a pas eu le mal de mer.

Pour le moteur, il n’a pas vraiment eu le temps de chauffer vu qu’on est très près de la sortie.

Désolé, par contre, j’ai oublié de mettre le traceur en fonction et je ne peux pas vous montrer notre petit parcours de 2H. En gros, nous avons grenouiller en direction de l’île ronde et tirer quelque bord pour revenir sur l’entrée du port. Pas si facile puisqu’à cette heure, il y avait un bon courant vers l’est qui, comme le vent nous pousse au fond de la rade. Il devait bien y avoir 2 nœuds de courant à ce moment.

Toujours est il qu’on a réussi à monter à faire des pointes à 7 nœuds, ce qui n’est pas négligeable vu le faible vent qu’il y avait.

Désolé, on a pas pris beaucoup de photo, mais bon, en voilà quelques une de nous tout de même.

Travaux de mai 2014 – Suite et fin

Bon, d’accord, ça fait longtemps que je n’ai pas mis le blog à jour. Donc, pour résumé, depuis le dernier article, il a fallut terminer les travaux.

Le jeudi, j’ai donc commencé par brosser l’hélice. Elle était pleine de moule, et c’est jamais trop bon.

WP_20140503_15_29_35_ProJ’ai aussi rajouté une anode sacrificielle en zinc afin d’éviter que l’hélice ne se bouffe plus par la corrosion. Il ne restera plus qu’un petit coup de graisse sur les pales avant la mise à l’eau pour que ça glisse encore mieux.

Ensuite, il a fallu passer l’antifouling. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de la peinture qui se trouve sous la flottaison, qu’on appelle les œuvres vives. C’est une peinture qui empêche, ou plutôt ralenti, l’apparition d’algues, de moules, etc. Elle permet donc de garder la coque bien lisse afin que le bateau ne soit pas freiné dans l’eau. Ne rigolez pas, c’est particulièrement influençable. En gros, pour un bateau comme Ferlas, avec une coque bien propre, quand vous pouvez faire du 6/7 nœuds , vous ne feriez plus que du 3/4nœuds avec une coque sale. Cette peinture doit être normalement refaite tous les ans. Donc, voilà à quoi il ressemble maintenant. Souvenez vous, ou regardez un peu plus loin, avant, il était vert, maintenant, il est bleu foncé.

WP_20140508_16_16_00_Pro

Pour information, c’est très long à faire (4H30 à moi tout seul) et on est content quand c’est fini.

Pour le reste et bien, j’ai surtout terminé le rangement dans les câbles électriques, refais un peu de gelcoat sur le tableau arrière. Je ne vous montrerai pas de photos car je ne suis pas très content du résultat. je ferai mieux la prochaine fois. Il faut dire que pour faire ce type de réparation, il faut que plusieurs conditions soient réunies, à commencer par avoir de bonnes conditions climatiques… autant dire, que j’étais un peu pris de court.

Et enfin, même si on peut faire ça à flot, j’en ai profité pour graisser et huiler les Winch.

WP_20140413_13_20_06_ProEt là aussi on a toujours l’impression que c’est du robuste, mais j’ai tout de même du remplacer deux ressorts qui s’était déformé. Petit conseil pour les winch, on graisse les roulements et les roues dentées, par contre, pas de graisse sur les cliquets et ressorts, juste de l’huile. La graisse va retenir le sel et la poussière pouvant ainsi bloquer le winch.

Le bateau a été remis à l’eau lundi 12 mai. Il a fallut attendre presque 3 heures à grenouiller en fond de Penfeld que plusieurs bateaux soient près à franchir les deux ponts flottants. Et c’est là que je me suis aperçu que le moteur ne se réfrigérait pas correctement. J’ai donc passer une bonne partie de la semaine à démonter tous les éléments du circuit de réfrigération les uns après les autres pour les nettoyer. Je n’ai rien trouvé de flagrant, mais j’ai quand même gagné en débit.

Travaux de mai 2014 – Phase 3

Et ça continue dans les travaux.

Alors, hier (mardi donc), c’était surtout branchement électrique et électronique de tous les nouveaux appareils (GPS, VHF ASN, Sondeur, etc). Le but, c’est d’interfacé tout le monde. Enfin, pas vraiment vue qu’une partie est en NMEA 2000 et l’autre en 0183. Donc le speedo, le vent, la profondeur sera sur un réseau et le reste, sur l’autre, mais en même temps, le nouvel afficheur peut afficher des infos en du GPS en 0183.

Donc, pour finir, il faut que la VHF/ASN récupère les infos GPS (indispensable pour son bon fonctionnement en ASN). Ensuite, je doit récupérer les infos AIS de la VHF (et oui, elle fait les 2, ce qui est très pratique), que l’afficheur puisse récupérer les infos du GPS, du loch/sondeur et de la futur girouette/anémomètre.

Pour les données en NMEA 2000, pas de soucis, tout s’interface via un réseau dédié, avec des connecteurs spécifiques qui se branchent en série. Pour le NMEA 0183, il faut passer par un transpondeur. Et là, j’ai trouvé mon bonheur avec les transpondeur Miniplex de chez Modulship. Il en existe plusieurs types (avec sortie sur RJ45 pour récupérer les infos sur une adresse IP, avec port USB, WiFi ou Bluetooth). J’ai donc opté pour la version USB.

tvx_miniplex

Il dispose de 4 entrées et 2 sorties NMEA0183 ainsi qu’une sortie sur USB.

Il peut fonctionner tout seul, ou bien connecter à un ordinateur. Cette dernière possibilité permet de récupérer les infos AIS et GPS vers un ordinateur ainsi qu’envoyer les routes et points vers le GPS. Interfacer avec une carto électronique comme OpenCPN. Dans un  prochain article, je vous montrerai en vidéo le résultat.

Une fois tout câblé, il ne restait plus qu’à remettre le faux plafond en place. Pas si évident que ça… ça rentre au mm près.

Le reste de la journée (elle était ceci dit déjà bien entamée), je l’ai passé à poncer et dégriser les boiseries extérieures. Pour dégriser, rien de tel que l’acide oxalyque, qu’on appelle aussi « sel d’oseille ». C’est magique. La preuve en image :

 

 Bref, tout est près pour le début des opération de vernissage de demain. D’ailleurs, mercredi, c’est journée pinceau parce qu’il y a aussi l’antifouling à faire.

Sur ce, bonne journée à tous et à la prochaine.

Travaux de mai 2014 – Phase 2

Bon, aujourd’hui (ou plutôt hier, lundi, car j’ai un jour de retard entre la réalisation des travaux et la rédaction de l’article), je me suis attaqué à cette vanne de coque qui m’em…. depuis le début car elle était (oui, était…) bloquée fermée. Dommage, c’est l’évacuation des toilettes.

Le problème, à la base, c’était de trouver la clé adéquat. Je mesure donc au pied à coulisse et là, surprise… du 49 ! autant dire, impossible à trouver chez casto ou brico dépôt. Ils s’arrêtent tous au 40.

Donc, je repars dans l’arsenal et je tombe sur le CDT L’Herminier (un aviso) qui se trouve au bassin. Et là, j’ai trouvé mon bonheur. une clé à molette qui monte jusqu’à 55.

Malgré tout ça et un bras de levier assez grand, j’en ai quand même un peu ch… pour la sortir. J’ai du y aller au marteau. Il faut dire qu’elle avait été coller au Sika… Quelle idée. Bref. Je suis enfin venu à bout de ce problème et quand je vois sa tronche, je ne m’étonne plus…

tvx_vanne

calcaire, coquillages,…

Donc, vu l’état, autant remplacer l’ensemble et c’est reparti pour quelques années.

Après ça, je me suis attaqué à la mise en place du nouvel indicateur pour remplacer l’indication vitesse/direction du vent qui n’a jamais fonctionné. J’avais donc opté pour un pack Garmin qui comprenait la girouette/anémomètre, un sondeur tri-data (vitesse surface/profondeur et température de l’eau) et un afficheur GMi 10. Le tout dans le standard NMEA2000. Comme annoncé hier, il faudra attendre pour la girouette, mais pour le sondeur, il est à poste. Heureusement, je n’ai pas eu à changer le passe coque, il était identique au précédent. Il a juste fallu chasser l’ancien, et voilà le résultat.

tvx_sondeur

Ensuite, je me suis attaqué à la mise en place du nouvel afficheur. En gros, avant, c’était comme ça :

tvx_tableau_av

Maintenant, on a ça :

tvx_tableau_apres2

Bon, j’avoue, j’ai triché, la photo a été prise aujourd’hui. Hier, rien n’était branché.

Donc, de droite à gauche :

  • Le boitier de commande du pilote auto,
  • Le nouvel afficheur multifonction,
  • Le support de l’ancien sondeur.

Pour ce qui est de ce dernier, je devrai le retirer, mais une autre fois. Je pense le remplacer par un autre afficheur multifonction afin d’avoir plusieurs paramètres sous les yeux. A voir donc, mais je ne voulais pas laisser un bout de contreplaqué plein de trous.

Donc, une fois posé, j’ai encore passé les câbles. Bonjour la galère car les prises NMEA 2000 sont assez grosses donc, il faut faire de sacrés trous (ou agrandir ceux existant). J’ai donc opté pour des fraises à bois pour perceuse. La coupe est tout de même plus propre.

Et enfin, il faut surtout bien penser à « Sikaflexer » les trous pour éviter les infiltrations. Quelle magie ce produit. Attention, il en existe plusieurs type suivant l’utilisation. Certains ne sont que des mastics au silicone, d’autre sont en plus des colles assez robustes. Il existe également deux couleurs, noir ou blanc. Tous ne sont pas non plus immergeable dans l’eau de mer.

Bon, voilà pour aujourd’hui. Demain est un autre jour.

A plus …